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Allergie alimentaire

L’allergie alimentaire peut prendre différentes formes :

  • syndrome oral : prurit buccal et sensation de gonflement local, survenant immédiatement, maximum dans l’heure suivant la prise d’un aliment
  • choc anaphylactique : urticaire accompagnée de signes généraux (douleur abdominale, vomissement, gêne respiratoire, sensation de malaise, hypotension…), survenant immédiatement, maximum dans l’heure suivant la prise d’un aliment
  • allergie retardée : elle se caractérise surtout par un retard de croissance staturo-pondérale, avec douleurs abdominales chroniques et diarrhée glairosanglante
  • oesophagite à éosinophile : sensation de blocage de certains aliments dans l’œsophage
  • syndrome d’entérocolite indutie par les protéines : vomissements en jets et déshydratation, avec malaise. Une prise en charge en réanimation est souvent nécéssaire.

Il existe d’autres formes d’allergies alimentaires, plus rares. Si vous avez le moindre doute, il faut mieux consulter.

Certains facteurs aggravent les allergies alimentaires : prise d’alcool, prise d’AINS, effort, maladie…
Il existe des allergies croisées entre des allergènes alimentaires et respiratoires.
Les principaux allergènes chez l’enfant sont : le lait, l’œuf, l’arachide et les fruits à coque.
Les principaux allergènes chez l’adulte sont : le céleri, le poisson et les crustacés, le soja, le sésame, la moutarde.

Alzheimer

DESCRIPTION

Les troubles neuro-cognitifs touchent plus de 20 000 personnes dans l’agglomération lyonnaise. Seulement 50% sont diagnostiqués. Ils peuvent être dus à un trouble psychologique comme l’anxiété ou la dépression, à une maladie d’Alzheimer ou une maladie apparentée, ou toute autre affection neurologique voire générale comme un syndrome des apnées du sommeil.

Certaines plaintes de mémoire ou de langage sont banales mais d’autres doivent alerter le médecin généraliste et conduire vers une consultation Mémoire. C’est lors de cette consultation que seront organisés les examens complémentaires s’il y a lieu, et la prise en charge future. Un accès à la recherche et aux essais thérapeutiques sera proposé lorsque cela sera possible.

DIAGNOSTIC

Un entretien prolongé est proposé pour recueillir les caractéristiques de la plainte, l’histoire clinique du patient. Des tests cognitifs sont également réalisés, ainsi que des recommandations adaptées à la personne et au diagnostic. Si besoin, une IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) cérébrale et des examens biologiques seront prescrits.

TRAITEMENT

Différentes maladies peuvent être diagnostiquées, le traitement dépendra du diagnostic. Des approches non médicamenteuses et médicamenteuses sont proposées, de même qu’un accès à des prestations sociales adaptées. Une explication est aussi formulée concernant les essais thérapeutiques disponibles. Ceux-ci sont disponibles au Centre de Recherche Clinique à l’hôpital gériatrique des Charpennes et à l’hôpital Pierre Wertheimer.

Syndrome de l’X FRAGILE

Le syndrome de l’X fragile est une maladie génétique qui entraîne le plus souvent un déficit intellectuel, des troubles du comportement et des anomalies physiques. Ses manifestations sont très variables d’une personne à l’autre et sont habituellement moins marquées chez les femmes que chez les hommes. Il est la cause la plus fréquente de déficience intellectuelle héréditaire.

Qui peut  être atteint ? Combien de personnes sont atteintes de la maladie ?

Le syndrome de l’X fragile est plus souvent diagnostiqué chez les garçons que chez les filles. Sa prévalence (nombre de personnes atteintes dans une population à un moment donné) est estimée à environ 1 garçon sur 5 000 et 1 fille sur 9 000. Mais la prévalence chez les femmes est probablement sous-estimée car, chez elles, l’expression clinique de la mutation complète est extrêmement variable, selon le profil d’inactivation des chromosomes X, pouvant aller de formes asymptomatiques à des formes aussi sévères que chez le garçon.  Le nourrisson X fragile est parfois hypotonique, mais les acquisitions posturales sont pas ou peu décalées. Le jeune enfant présente un retard de langage et une agitation psychomotrice importante, qui amènent souvent les parents à consulter. 90% des garçons et un tiers des filles présentent une déficience intellectuelle, qui peut s’associer à des troubles du comportement et/ou à des signes dysmorphiques. Le syndrome est présent dans toutes les populations.

Cancers cutanés rares

DESCRIPTION

Un cancer (ou tumeur maligne) cutané est une prolifération excessive et incontrôlée de cellules situées dans la peau. Les 3 principales formes de cancer de la peau sont le carcinome basocellulaire, le carcinome épidermoïde, et le mélanome. Toutefois, il existe d’autres types de cancers de la peau, qui sont plus rares voire exceptionnels. Parmi eux, on peut citer :

  • Le dermatofibrosarcome protuberans (aussi appelé maladie de Darier-Ferrand)
  • Le carcinome neuro-endocrine (aussi appelé carcinome à cellules de Merkel)
  • Les carcinomes annexiels  (et les formes rares de carcinome basocellulaire)

CAUSES ET FACTEURS

  • L’exposition solaire (ou aux ultraviolets artificiels) est un facteur qui peut favoriser la survenue des cancers cutanés les plus fréquents, mais aussi de cancers cutanés plus rares, notamment certains types de carcinomes annexiels. Cette exposition solaire est plus nocive chez l’enfant, et chez les personnes ayant la peau claire ou sujette aux coups de soleil.
  • Une infection par un virus (le poliomavirus à cellules de Merkel) semble favoriser la survenue du carcinome neuro-endocrine.
  • L’hérédité (plusieurs cas de cancers de la peau dans une même famille) peut jouer un rôle dans certains cas.
  • L’âge : même si certains cancers cutanés rares peuvent survenir chez des personnes jeunes, la plupart d’entre eux concernent plutôt l’adulte d’âge moyen ou l’adulte plus âgé. Le carcinome neuro-endocrine prédomine nettement chez la personne âgée.

 

Tumeur du rein

DIAGNOSTIQUER

Les tumeurs du rein sont reconnues le plus souvent au cours d’un examen radiologique (échographie par exemple) réalisé pour une autre cause. Il s’agit de tumeurs qui, le plus souvent, ne procurent aucun symptôme. Dans plus de 80 % des cas, la lésion correspond néanmoins à une lésion cancéreuse.

Le bilan radiologique pour ces tumeurs du rein est très important car c’est sur l’imagerie que repose la décision opératoire. Dans certains cas il est possible de connaître à l’avance la nature de la lésion, ce qui permet éventuellement de proposer, dans les cas les plus favorables, une simple surveillance. Ceci est particulièrement intéressant chez les patients fragiles ou âgés. Dans certains cas douteux, on réalisera une biopsie pour confirmer le diagnostic.

TRAITER

Le traitement de ces tumeurs repose sur leur ablation, parfois sur leur destruction.

L’ablation

Dans le cas de tumeurs déjà très volumineuses, l’intervention chirurgicale va nécessiter l’ablation de la tumeur ainsi que du rein (néphrectomie totale). Mais le plus souvent, seule la tumeur est enlevée (néphrectomie partielle). L’ablation de la tumeur est une opération délicate et il existe un risque d’hémorragie postopératoire. L’intervention est réalisée soit en chirurgie ouverte classique soit en chirurgie laparoscopique (examen visuel direct de la cavité abdominale, au moyen d’un endoscope). L’intervention peut également être menée avec un robot chirurgical.

L’intervention laparoscopique permet de diminuer la taille de l’incision utilisée en chirurgie conventionnelle et de ce fait de diminuer les douleurs postopératoires, la durée du séjour et de la convalescence. La laparoscopie permet de réaliser l’intervention avec des instruments miniaturisés introduits par de simples orifices cutanés de quelques millimètres et une caméra introduite également dans l’abdomen. Pour créer de l’espace, nécessaire à la vision, du gaz carbonique est insufflé dans la cavité abdominale. Le geste réalisé est tout à fait comparable au geste qui est fait en chirurgie ouverte conventionnelle. Cette technique de laparoscopie est maintenant utilisée en routine dans un grand nombre d’interventions chirurgicales. L’utilisation d’un seul orifice cutané (ombilic) ou l’ablation du rein par voie vaginale sont des améliorations techniques susceptibles d’augmenter le caractère mini invasif des interventions.

La destruction

Certaines tumeurs peuvent être détruites sur place en utilisant soit une méthode thermique, la radiofréquence, soit une méthode de nécrose par congélation, la cryothérapie. Dans ce cas, le repérage de la lésion, guidé par l’imagerie est primordial. Le geste est le plus souvent réalisé en collaboration avec les médecins radiologues.

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